MALAISE DE LA JEUNESSE, MALAISE DE SOCIETE

Publié le par actionfrancaise-poitou.over-blog.com

 

      JEUNES

 

La tentative de s’immoler d’un jeune garçon d’un lycée de Bordeaux marque un nouveau tournant dans les affaires concernant le malaise grandissant d’une partie de la jeunesse. S’il s’agit d’un cas extrême, on peut s’interroger sur d’autres conduites de la part d’adolescents de toutes catégories sociales. 

Il ne passe pas une semaine sans que l’on en parle à la télévision, dans les journaux ou à la radio : notre jeunesse va mal. Non seulement elle cherche son avenir sans le trouver, entre scolarité fastidieuse, stages, boulots d’été et petits jobs peu rémunérateurs, mais également se laisse-t-elle abuser par les politiques, les entrepreneurs, les administrations. Pourquoi un tel état de fait ? Au lieu de respecter ce vecteur d’avenir, les jeunes, la société dans son ensemble laisse peu de place à ceux qui construiront la France de demain. 

Voilà, depuis 1968, et sa pseudo-révolution qui chantait, la jeunesse a été instrumentalisée par ceux-là mêmes qui s’en réclamaient, notamment à l’extrême-gauche. Seulement, les héros dela classe ouvrière - qui n’en ont jamais fait partie - Cohn Bendit, Krivine, ont bien vieilli et ont renoncé pour tout ou partie de leurs idées révolutionnaires. La gauche socialiste, dans les années 1980 a joué, en deuxième partie, la carte de la jeunesse, avec Touche pas à mon pote, les radios libres, la culture pour tous … Très bien, au moins les jeunes se contentaient des manifs et de la consécration des idées progressistes, du moins pour la forme. Ils y ont tous cru, nos leaders du PS, du PC, de la LCR, les jeunes étaient de leur côté. C’est toujours un peu vrai aujourd’hui, même si certains jeunes préfèrent jouer à la Wii ou passer les samedis en soirées estudiantines. Le politique a voulu canaliser la jeunesse, lui donner des idées, lui montrer le chemin ; oui mais voilà, la jeunesse, comme un tout monolithique et troupier, cela n’existe pas. Des jeunes, oui, mais pas une CLASSE de jeunes, comme l’on parle de classe ouvrière. Bien entendu, on peut comprendre l’attitude de la gauche dans les années 1980 : le PCF s’effondre, la guerre en Afghanistan est très impopulaire, l’URSS semble se transformer avec la Perestroika. Les repères de la gauche changent du tout au tout. D’où la mainmise sur la jeunesse et la défense de  l’immigration. Il fallait trouver du Juste et du Propre.

Cette erreur, qui pour la gauche n’en est pas une, puisqu’elle ne voit les choses que selon le dogme marxiste des classes contre les classes, a conduit en partie à la situation d’aujourd’hui. Plus de règles, les idées de progrès envolées, des restes de nostalgie totalitaire véhiculée en majorité par les fonctionnaires de l’Education Nationale et ses programmes moribonds. La jeunesse au final n’a servi que la cause des appareils. Et si le malaise était plus profond ?

Les poisons idéologiques qui pourrissent la société française depuis 1968, la libération sexuelle, l’avortement, la culture-Etat, la démagogie politique, le jeu des partis et leurs scandales, gauche et droite, ne nous ont pas lâchés. Les jeunes ne sont pas désorientés, ils ne sont plus orientés du tout, par une famille stable et responsable le plus souvent, par une école inculquant un vrai savoir, une langue française sue et claire, par une autorité saine et des modèles immuables dont le service national était le symbole. Au lieu de cela, la télévision et ses chaînes commerciales déversent leur torrent de boue quotidien, la culture naturelle de la France passe pour ringarde. Merci l’Education Nationale. La matrice fonctionne si bien qu’il serait fou de penser à autre chose, pour un jeune, à la littérature, au théâtre, à la musique que l’on apprend sur un instrument. Il serait incongru de développer des talents autres que « ceux qui vendent », de se dire catho traditionnel ou royaliste (au hasard).  «  Non, ce n’est pas cela être jeune » . Bien. Donc, la gauche a réussi à détruire la société de fond en comble. Si cela n’est pas une généralité, il faut bien avouer que les jeunes s’intéressent peu à la politique ou se fient à des images rabâchées.  

Le but des royalistes et des nationaux, notamment catholiques, est de promouvoir le retour des valeurs morales, qui conditionnent la tenue en société, la fidélité, le courage des gentilhommes, la politesse, la correction, le travail scolaire … et la liste est longue. J’allais oublier l’affection, qui reste le plus important, et la reconnaissance des jeunes qui se dépensent sans compter, comme ces jeunes soldats ou ces jeunes pompiers qui s’engagent pour quasiment rien. 

Pour que la France soit belle et aimable, encore faudrait-il redonner un sens aux choses. La vue de la mer en Bretagne, de la cathédrale de Notre dame de Paris, de la Loire à Tours, des canaux de Strasbourg, de la Méditerranée à Marseille, et j’en passe encore et encore, sont autant de repères naturels et réels qu’il faut faire découvrir aux jeunes, notamment défavorisés. Et la littérature, les traditions locales, la gastronomie, le patrimoine historique. C’est un ensemble, un univers large et sans limites qui ouvre à l’Eternité. Sans doute les petits Français d’aujourd’hui manquent-ils de ces images, de ces sons, de ces panoramas, de ces bras qui rattachent profondément à la terre de France. 

Mais c’est vrai que l’on abrutit bien les jeunes âmes susceptibles et sans guide, alors, quelle solution ? Sauvegarder nos enfants, servir la société, se cultiver, et faire respecter le destin unique de la France. Ceux qui disent le contraire ? Ils ont déjà démontré, à grands cris, ce qu’ils étaient capables de faire de notre chère Patrie. Et ils ont eu tort. 

 

Philippe Perrin

Publié dans SOCIETE

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